mercredi, mars 30, 2005

 

> Manifestation inter-régionale du 2 avril à Metz

Après plusieurs tergiversations, il a finalement été décidé que la manifestation « Grand Est » visant à dénoncer le budget 2005 (et donc les nombreuses fermetures de postes pour la rentrée prochaine) et la toute récente loi Fillon sur l'école aura lieu non pas à Nancy, comme initialement prévue, mais bien à Metz.

Les responsables FAEN des sections académiques de Reims, Strasbourg, Besançon et Nancy-Metz appellent donc tous leurs militants, tous leurs adhérents, tous leurs sympathisants à venir rejoindre la délégation qui participera à cette manifestation pour la défense d'une éducation « équitable » pour tous les élèves, samedi 2 avril à Metz. Le rendez-vous est fixé à 15 heures, Place de la Gare.

Après le succès de la manifestation du 10 mars dernier, qui a obligé le gouvernement a une première concession sur les salaires, il importe de se retrouver nombreux sur les deux dossiers que les décideurs de ce pays n'ont pour l'instant pas souhaité réouvrir. De notre mobilisation massive et forte dépend cette réouverture. Nous comptons sur vous très nombreux.

Denis JEANJACQUOT.

 

> Mouvement intra académique 2005 en Lorraine

Dans notre académie, le mouvement intra académique 2005 débute le 29 mars (début de la phase informatique de saisie des vœux).

Le dépôt des voeux doit se faire uniquement à l'aide de l'application SIAM à l'adresse www.education.gouv.fr/personnel ou de l'application I-PROF à l'adresse : https://bv.ac-nancy-metz.fr/iprof/ - menu SERVICES, du 29 MARS 2005 AU 13 AVRIL 2005 INCLUS.

Les accusés de réception (et pièces justificatives) seront à retourner avant le 21 avril au rectorat dernier délais (attention, cette date est dans les vacances scolaires de printemps pour notre zone).

Les grandes nouveautés cette année : chaque recteur défini son propre barème (et ses valeurs) ; instauration des A.P.V. ; rédaction d'une circulaire spécifique TZR (les préférences s'expriment au même moment que les vœux ; le document ne nous a pas encore été transmis à ce jour).

Ci-dessous la liste des documents d'aide que vous pouvez télécharger. N'hésitez pas à nous contacter au siège académique ! Nous vous accompagnons pour rédiger vos vœux, évaluer vos chances et vous informer du résultat. Envoyez nous le double de votre accusé de réception "papier", pour un suivi individuel !

Documents à télécharger, en format PDF (clic droit et "enregistrer la cible sous") :
- la circulaire académique,
- le barème académique,
- la liste des regroupements ordonnés de communes,
- la liste des zones de remplacement,
- la carte académique pour les disciplines "13 zones",
- la carte académique pour les disciplines "10 zones",
- la carte académique pour les disciplines "4 zones",
- la fiche de candidature à un poste à compétences requises pour le mouvement spécifique,
- la fiche relative au dossier médical,
- la liste des établissements du dispositif APV (affectations prioritaires à valoriser).
- le calendrier du mouvement intra 2005.

Denis JEANJACQUOT

jeudi, mars 24, 2005

 

> Loi sur l'école : version quasi-définitive

Le projet de loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école vient d'être adopté par l'Assemblée nationale après une heure et demi de discussions, aujourd'hui, jeudi 24 mars 2005. Les groupes communistes républicains et socialistes ont voté contre, l'UDF s'est abstenue et l'UMP a voté pour. Les députés ont tout d'abord rejeté l'exception d'irrecevabilité déposée par le groupe socialiste puis ont adopté 13 amendements gouvernementaux sur le rapport établi par la CMP (Commission mixte paritaire).

Vous pouvez télécharger un document récapitulant les principales caractéristiques de cette loi en cliquant ICI. Nos instances nationales procéderont dans nos prochaines publications à une analyse complète du texte définitif.

Denis JEANJACQUOT

mercredi, mars 23, 2005

 

> Hors classe certifiés et assimilés : i-prof obligatoire

Quelques informations fournies par le rectorat, concernant la hors classe des certifiés, des professeurs d'EPS, des professeurs de lycées professionnels et des conseillers principaux d'éducation.

Il est urgent pour chaque collègue remplissant les conditions statutaires d'accès à la hors classe de son corps (sept années d'ancienneté dans le corps, y compris la durée de stage ; être au moins au septième échelon de la classe normale) d'aller se connecter sur i-prof à l'adresse https://bv.ac-nancy-metz.fr (il faut se munir de son identifiant - en général la première lettre du prénom suivi du nom - et de son mot de passe - par défaut le numen) avant le 10 avril 2005. Une fois connecté, il faut :
- aller dans la rubrique « courrier » pour constater la présence d'un message indiquant la promouvabilité à la hors classe (c'est-à-dire la possibilité théorique de bénéficier de la promotion de grade, puisque remplissant les conditions statutaires),
- aller dans la rubrique « formations et compétences - activités professionnelles », pour y compléter son dossier, en indiquant les différentes expériences qui peuvent être prises en compte dans le tri des candidats,
- valider le dossier (en cliquant sur l'icône de validation en haut ou en bas de page).

Il semblerait que la validation du dossier soit la condition sine qua non pour que les chefs d'établissement puissent accéder à la partie du dossier de chaque promouvable qu'ils doivent compléter. Par conséquent, il y a un risque pour les collègues qui ne suivraient pas cette procédure de ne pas disposer de l'avis du chef d'établissement, et donc du coup, de risquer de se voir amputés d'une partie du barème. Le rectorat garantit néanmoins que tous les dossiers des promouvables seront examinés. Cela dit, si tout le monde est vert, il y aura visiblement des vert-clairs et des vert-foncés...

Pour davantage d'explications, consultez d'abord la circulaire académique qui devrait être affichée dans chaque établissement. Et n'hésitez pas à nous contacter en cas de difficultés ou d'incompréhension.

Denis JEANJACQUOT

 

> Des promesses et des faits : un exemple parmi d'autres

Tout d'abord un rappel, les propos du premier ministre lui-même : « conditionner à l'accord explicite des élus locaux tout projet qui aurait pour effet de diminuer la présence des services publics en milieu rural ».

Maintenant les faits. Département de la Meuse (donc un milieu plutôt rural). Perspectives pour la rentrée scolaire prochaine : 15 postes d'enseignants du second degré supprimés. Mais ce n'est pas tout : dans le cadre de la préparation du déroulement des épreuves orales du baccalauréat (cession de juin 2005), les enseignants ont eu la désagréable surprise de constater qu'aucun établissement meusien ne figurait dans la liste. Autrement dit, les élèves qui devront subir des épreuves orales (épreuves du premier groupe, ou rattrapage) devront choisir entre Épinal, Jarny, Metz ou Nancy...

Naturellement, le recteur justifie cette situation par la nécessité d'optimiser les moyens, et de diminuer les frais d'organisation. Il va de soi que les déplacements des élèves sont à la charge des parents et ne rentrent donc pas dans les préoccupations de l'administration.

Au-delà du flagrant manque d'équité selon l'origine géographique des candidats au baccalauréat, on ne peut s'empêcher de constater le reniement même des promesses du premier ministre, puisqu'au moins un député du département avait marqué son objection à ce projet.

Denis JEANJACQUOT

 

> Suite de l'action très réussie du 10 mars

Le succès des journées nationales d’action des 20 janvier et 10 mars a contraint le Premier Ministre à faire de timides ouvertures concernant les salaires. Une concertation s'est engagée sur ce sujet le 22 mars. La FAEN analysera le résultat de ces rencontres et s’exprimera, en toute liberté, conformément à ses mandats sur les salaires.

Mais, sur les deux autres volets de la plate-forme revendicative de l’interfédérale Education Nationale (budget - loi d'orientation), aucune concession n’a été faite. Pourtant, plusieurs annonces ministérielles (annulations de fermetures de classes ou d’écoles rurales, dédoublement des classes de langues vivantes en terminale) devraient déboucher sur des créations de postes ou au moins sur des annulations de fermetures. Or, ce n’est pas le cas et ces annonces pourraient entraîner des mesures supplémentaires de redéploiement.De plus, nos demandes d’amélioration sensible du contenu du projet de loi d’orientation n’ont pas été entendues. Bien au contraire, certains des amendements votés par le Sénat remettent en cause des aspects essentiels du fonctionnement des établissements scolaires et de la situation des personnels.

Pour toutes ces raisons, la FAEN, les quatre autres fédérations de l’interfédérale Education Nationale, la FCPE, l’UNEF (étudiants), l’UNL et la FIDL (lycéens) ont décidé la poursuite de l’action par une journée de manifestations interrégionales, le samedi 2 avril 2005. Parmi les 9 villes retenues, Nancy a été choisie pour la zone "Grand Est" de la France.

Vous pouvez télécharger le communiqué national commun en cliquant ICI.

 

> Classe de 3ème : les textes relatifs à la découverte professionnelle

Dans le bulletin officiel numéro 11 du 17 mars 2005, le ministère précise par circulaire les modalités d'application dès la rentrée prochaine des options « découverte professionnelle trois heures » et « découverte professionnelle six heures ».

Ces documents sont consultables en ligne sur le site du ministère www.education.gouv.fr rubrique « bulletin officiel».

vendredi, mars 11, 2005

 

> Mobilisation réussie en Lorraine le 10/03/05

En Lorraine, la mobilisation d'hier jeudi 10 mars a réuni près de 15 000 personnes venues manifester dans les quatre principales villes de l'académie. Plus précisément, on a recensé 6000 manifestants à Nancy, 4000 à Metz, 3000 à Épinal, et près d'un millier à Bar-le-Duc. A Nancy, on comptait environ 1000 lycéens dans les rangs des manifestants.

Du point de vue des grévistes dans l'éducation nationale, on dénombrait 40 % d'abstention en Meurthe-et-Moselle, presque autant en Moselle, environ 30 % en Meuse, et surtout 50 % dans les Vosges.

Concernant ce dernier département où la mobilisation publique et privée a été très forte, à la fois dans les manifestations mais aussi dans l'absence du lieu de travail, les fortes dégradations du tissu social vosgien, et le chômage en forte augmentation ces derniers temps ont sans doute contribué à cette réaction importante dans de nombreux secteurs d'activité, et pas seulement dans la fonction publique.

Denis JEANJACQUOT

 

> Rapport de la Cour des Comptes dans l'Education Nationale

Le quotidien « le Figaro » publie aujourd'hui plusieurs articles relatant un rapport confidentiel de la Cour des Comptes destiné à la commission des finances de l'assemblée nationale. Il ressortirait de celui-ci que sur les 665 000 enseignants que compte l'éducation nationale, près de 97 000 seraient sans activité pédagogique (soit environ 32 000 postes équivalents temps plein). Et le journaliste d'enfoncer le clou, en précisant que cette « non utilisation » coûterait annuellement 1,5 milliards d'euros aux contribuables français.

Au lendemain des manifestations partout en France réclamant entre autres des augmentations de salaires, et l'attribution de postes supplémentaires dans l'éducation nationale, il semble difficile de ne pas déceler un parti pris à la fois dans le choix du jour de publication, et également dans celui des extraits du rapport de la Cour des Comptes. En stigmatisant quatre disciplines pour leurs sureffectifs, c'est volontairement une attaque en règle contre le service public et sa qualité qui est visée. Il nous semble un peu trop simple de passer tout simplement sous silence le nécessaire remplacement des congés de maladie ordinaire, les congés de maternité et parentaux d'éducation (pour ne citer qu'eux) qui inévitablement ne « tombent» jamais sur les mêmes disciplines.

Certes, à la mode de la comparaison « public », « privé », il est évident que ces emplois « attendant des suppléances » paraissent inutiles, là où dans le secteur privé, il est fait appel à la sous-traitance des entreprises d'emplois intérimaires. Mais l'éducation nationale ne peut pas fonctionner ainsi, car c'est un service public, avec ses missions spécifiques, et pas une entreprise chargée de produire des biens matériels, même si l'envie naturelle de certains élus politiques serait d'appliquer cette méthode. D'autre part, si effectivement les taux d'absence pour maladie sont plus importants que dans d'autres secteurs d'activité, alors c'est sans doute qu'une certaine pénibilité de notre profession n'est pas prise en compte ni reconnue.

Enfin, la globalisation du calcul de la Cour des Comptes ne correspond à rien de concret, puisqu'elle cumule une multitude de situations différentes : d'abord les remplacements très courts que les enseignants effectuent, mais que l'administration ne parvient pas à comptabiliser, les exercices à temps incomplets statutaires, les restes d'heures annuelles du type deux ou trois heures hebdomadaires que l'administration n'est pas parvenue à utiliser chez les remplaçants titulaires (mais que ceux-ci effectuent en réalité dans leur établissement, permettant parfois des dédoublements, parfois une remédiation ponctuelle à des élèves en difficulté etc.), les détachements vers d'autres administrations, diverses tâches de suppléance ou en complément pédagogique dans le premier degré (directions d'école, réseau d'aide, zones d'éducation prioritaires etc.), la formation initiale et continue, pour ne citer que les cas les plus fréquents. N'oublions pas de rappeler que les décharges pour responsabilités syndicales occupent moins d'un quart de pourcent de l'effectif total, ce qui est loin des proportions que certains mauvais esprits seraient tentés d'affirmer.

Denis JEANJACQUOT

jeudi, mars 10, 2005

 

> Hors classe et classe exceptionnelle : les contingents académiques

Le ministère vient de communiquer la répartition académique des 514 postes 2005 attribués pour les promotions de grade (hors classe et classe exceptionnelle) dans notre académie. Pour mémoire, il y avait 577 postes attribués à la Lorraine l'an passé. Voici donc ci-dessous cette répartition, avec entre parenthèses pour mémoire le contingent 2004 :
- hors classe des certifiés : 240 postes prévus (259 en 2004).
- hors classe des professeurs d'EPS : 31 postes prévus (30 en 2004).
- hors classe des PLP : 100 postes prévus (101 en 2004).
- hors classe des CPE : 6 postes prévus (4 en 2004).
- hors classe des PEGC : 14 postes prévus (76 en 2004).
- classe exceptionnelle des PEGC : 98 postes prévus (76 en 2004).
- hors classe des chargés d'EPS : 12 postes prévus (21 en 2004).
- classe exceptionnelle des chargés d'EPS : 13 postes prévus (10 en 2004).

Denis JEANJACQUOT

mercredi, mars 09, 2005

 

> Mobilisation lycéenne : plus de 10.000 en Lorraine ce mardi

La mobilisation lycéenne ne faiblit pas : les manifestations d'hier ont rassemblé entre 10.000 et 12.000 participants dans les quatre départements. Mieux que le 11 février. D'après les calculs effectués par l'ensemble des observateurs, la mobilisation des lycéens, en Lorraine comme ailleurs, n'a pas faibli malgré les vacances scolaires et le vote du texte de la réforme par les députés. En tout, ce sont entre 10.000 et 12.000 jeunes qui sont descendus dans les rues, dans tous les départements de la région, y compris dans les villes moyennes et petites.

C'est à Nancy que le cortège a été le plus imposant. A l'appel de l'union nationale lycéenne (UNL) qui relayait le mot d'ordre de journée nationale d'action, 5.000 élèves sont revenus dans les rues pour crier leur opposition à la réforme initiée par le ministre de l'Education nationale, François Fillon. Si le nombre des manifestants a surpris les organisateurs du cortège - qui font mieux qu'un grand 1er mai - il a été en fait en partie gonflé par l'arrivée de lycéens lunévillois et toulois, mais aussi venus des établissements de Commercy et de Bar-le-Duc. Tous semblaient de plus en plus déterminés à vouloir la suppression intégrale du projet ministériel, dont le sort doit être scellé d'ici à la fin du mois.

Le défilé d'hier confirme en tout cas la forte implantation et le pouvoir de mobilisation de l'UNL que sa concurrente, la fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) a tenté de lui contester en organisant sa première manifestation nancéienne le 1er mars. Un galop d'essai monté par une permanente parisienne, mais qui n'a pas eu de suites. L'UNL s'est donc trouvée en position de force pour conduire les manifestants jusqu'au rectorat au départ de la cathédrale et via un parcours en centre-ville. Une délégation de six lycéens a pu être reçue par un représentant du recteur pour lui demander de remonter à Paris l'ensemble des revendications lycéennes.

Dans les Vosges, la mobilisation a été également massive : 700 jeunes Spinaliens ont arpenté les rues de la cité alors qu'ils étaient 600 à Remiremont, 400 à Saint-Dié, 200 à Neufchâteau. Des rassemblements ont été enregistrés aussi dans d'autres localités plus petites. « Les manifestations se sont déroulées sans incident mais la tension était parfois sensible vis à vis des forces de l'ordre », souligne un observateur.

Dans la Meuse, c'est à Verdun et Stenay que les lycéens se sont emparés de la rue : environ 800 au total, dont plus de 500 à Verdun qui ont défilé dans le centre-ville, avec sit-in en cours de manif.

A Metz enfin, entre 2500 et 3000 lycéens ont participé à la manifestation partant de la gare, traversant le centre piéton et se dirigeant vers la préfecture. Au cours du défilé, un jeune, qui avait lancé des pierres en direction des forces de l'ordre, a été interpellé et placé en garde à vue. Un acte isolé, qui ne reflète pas l'atmosphère générale des manifestations d'hier.

(Source : dépèche AFP)

lundi, mars 07, 2005

 

> Mouvement intra académique des PEGC 2005

Le rectorat a publié la semaine passée la circulaire explicitant les conditions et les modalités du mouvement intra académique 2005 pour les PEGC.

La saisie des voeux s'effectue par Minitel, sur le 3614, code CIGA2*TEL1MAC. Afin d'optimiser cette démarche, les candidats sont invités à se munir de leur numen et des codes établissement pour lesquels ils souhaitent postuler. Un mot de passe leur sera également demandé afin de sécuriser la démarche.

La période d'ouverture des serveurs va du 3 au 20 mars inclus. Le rectorat fera ensuite parvenir aux intéressés (via leur établissement) un accusé de réception papier, qu'il faudra rendre à l'administration avant le 1 avril.

Si vous choisissez de participer au mouvement des PEGC, nous vous invitons à nous faire parvenir le double de votre accusé de réception papier. Ceci nous permettrad'effectuer le suivi de votre dossier, et de vous informer du résultat de votre demande.

Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire. Vous pouvez télécharger l'intégralité de la circulaire académique en cliquant ICI.

Denis JEANJACQUOT

 

> Hors classe et classe exceptionnelle des PEGC

Chaque PEGC susceptible d'être promu, soit à la hors classe (il reste encore quelques collègues en exercice en classe normale dans notre académie), soit à la classe exceptionnelle, ont reçu un courrier du rectorat, les informant de cette possibilité, et leur demandant de vérifier (éventuellement de signaler toute erreur) leur situation administrative à ce jour (grade, disciplines, ancienneté générale de services etc.).

Contrairement aux années passées, comme nous l'avions déjà signalé dans un article précédent, et conformément à ce qui a été publié dans le bulletin officiel numéro 42 (18 novembre 2004), il n'y a pas cette année d'appel à candidatures. C'est donc l'intégralité des candidatures de collègues « promouvables » qui sera examiné dans une prochaine CAPA, afin de déterminer celles et ceux qui seront effectivement promus au premier septembre prochain.

N'hésitez pas à nous contacter, soit pour nous indiquer que vous faites partie du contingent des promouvables, soit pour nous informer que vous pensiez en faire partie, mais qu'à ce jour vous n'avez reçu aucun courrier de votre administration.

Denis JEANJACQUOT

 

> Journée d'action de 10 mars : les lieux de rassemblements

La FAEN invite tous ses sympathisants, adhérents et militants à participer aux actions départementales de jeudi 10 mars 2005 :
- à Epinal, 14h30 au Petit Champ de Mars,
- à Nancy, 14h30 sur la Place de la Carrière,
- à Bar le Duc, 16h au Hall des Brasseries,
- et à Metz, 14h30 sur la Place de la Gare SNCF.

 

> Mouvement inter 2005 : les premiers éléments locaux

le rectorat a transmis la semaine passée les premiers éléments d'approche du mouvement interacadémique en Lorraine. Ainsi, nous commençons à « voir » ce qui est prévu pour chaque discipline. Vous pouvez télécharger en cliquant ICI le tableau récapitulant le nombre d'entrées prévues dans chaque discipline, pour la rentrée scolaire prochaine.

Signalons d'abord qu'en l'absence d'une discipline dans ce tableau, cela signifie que la valeur prévue est « zéro » (c'est-à-dire pas d'entrée sans départ préalable pour compenser). D'autre part, lorsqu'une valeur pour une discipline est positive, cela correspond au nombre de postes actuellement vacants en Lorraine. Par contre, si cette même valeur est négative, alors il faudra, avant que la moindre entrée soit possible, que le nombre indiqué de départ(s) ai(en)t lieu au préalable. Par exemple, en allemand, il y a actuellement déjà 16 postes à pourvoir. Par contre, en EPS, s'il n'y a pas d'abord 50 départs de notre académie, alors aucune entrée ne sera possible.

Denis JEANJACQUOT

 

> Nouveaux montants des indemnités et primes

Suite à l'augmentation de 0,5% du taux de base du point d'indice décidée par le gouvernement, les différents montants alloués dans certaines situations (ISO, ISSR, etc) évoluent également, puisque basées sur la valeur du point d'indice.

Vous pouvez télécharger la grille de ces nouveaux montants en cliquant ICI (extrait du BO n°9 du 3 mars 2005).

Denis JEANJACQUOT

 

> Poste, écoles, maternités : quand les services publics disparaissent

Bureaux de poste, trésoreries, écoles ou maternités : des centaines de services publics disparaissent chaque année en milieu rural ou dans les petites villes, selon des élus et syndicalistes venus témoigner samedi à Guéret (Creuse). "Les sujets de préoccupation des maires ruraux en ce moment, c'est la Poste, les écoles et les trésories. Dans nos communes rurales, nous sommes peut-être moins concernés par la fermeture d'hôpitaux et de lignes SNCF, mais les services publics c'est un tout, c'est interdépendant", a expliqué à l'AFP Eric Schietse, directeur de l'Association des maires ruraux de France (AMRF).

Au cours des neuf derniers mois, l'AMRF a reçu 6.200 délibérations de conseils municipaux de communes exigeant du gouvernement un moratoire sur "la modification de la présence postale territoriale". D'ici à 2007, 6.000 bureaux de poste de plein exercice (offrant toutes les prestations) auront été remplacés par des agences postales communales ou des points poste installés chez des commerçants offrant des services postaux très limités. Entre janvier et juin 2004, 597 bureaux de proximité ou agences postales ont ainsi été "déclassés" en points poste ou en agences postales communales, selon la commission des finances de l'Assemblée nationale. Et depuis janvier 2005, 351 agences postales ont été transformées en points poste.

Moins médiatisées que celle de La Poste, les réformes menées par Bercy ont cependant autant d'impact sur la vie locale: 160 petites perceptions du Trésor public seront fermées en 2005, alors que 197 d'entre elles avaient déjà disparu en 2004, selon FO Trésor. La Banque de France a entamé à l'automne 2004 une vaste restructuration du réseau de ses succursales, qui devrait se traduire d'ici 2006 par la fermeture de 115 des 211 implantations actuelles. Côté santé, la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité indique avoir recensé neuf fermetures de maternités en 2003. Les fermetures de services "ne concernent pas que des petits hôpitaux de proximité: des services de grands hôpitaux, comme Ivry ou Aulnay-sous-bois, sont menacés", souligne une responsable de la Coordination.

(Source : dépèche AFP)

vendredi, mars 04, 2005

 

> Education dans les Vosges : manifestations ce lundi 7 mars à Epinal

Pour les Services Publics, pour l’Ecole, pour les salaires.

Alors que le service public d'éducation se doit d'assurer la réussite de tous les jeunes et ainsi de répondre aux besoins de la société, les fédérations de l'Education Nationale FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, dénoncent une politique qui va à l'encontre de ces exigences.

Elles appellent se rassembler le LUNDI 07 MARS 2005 et à manifester à EPINAL devant la préfecture à 17H30.

Ensemble pour défendre l’Education Nationale
- Contre les suppressions de postes de la carte scolaire 2005
- Contre la décentralisation des personnels TOS
- Pour un budget 2005 à la hauteur des besoins
- Pour une autre loi d’orientation.

Ensemble pour défendre la Fonction Publique
- Pour de véritables négociations salariales
- Pour le maintien des garanties statutaires
- Contre le développement de la précarité
- Pour la défense des Services Publics

jeudi, mars 03, 2005

 

> Région Lorraine : le budget 2005

31,7% du budget 2005 de la région Lorraine est consacré à l'éducation, à la formation et à la recherche. Une enveloppe de 210,2 millions d'euros en CP (crédits de paiement) et 302,2 millions d'euros en AP (autorisations de programme) est consacrée à ces domaines, sur un budget total de 663,2 millions d'euros (déduction faite des opérations liées à la gestion de la trésorerie). Les lycées et l'éducation représentent la moitié de cette enveloppe, avec 104,5 millions d'euros en CP, sur 152,7 millions d'AP. A la formation professionnelle et l'apprentissage sont consacrés 90,5 millions d'euros de CP (112,4 millions d'AP). A la recherche, l'enseignement supérieur, l'innovation et le transfert de technologie sont consacrés 15,2 millions d'euros de CP (30,6 millions d'AP). Ce budget a été adopté le 10 février 2005.

La principale mesure nouvelle cette année est une aide supplémentaire de fonctionnement accordée aux établissements "scolarisant un public fragile". Cette aide, qui concerne 51 lycées sur 133, s'élève à 30 euros par élève (soit au total 547 080 euros pour 18 236 élèves). Elle est attribuée pour deux ans et sera débloquée en fonction de "projets qualité" proposés par les équipes enseignantes, projets visant à améliorer "la socialisation, la motivation ou l'ouverture d'esprit des jeunes", indique Claudine Barthélémy, vice-présidente en charge des lycées. Ces projets pourraient être des voyages pédagogiques par exemple.

RETARD

"Par rapport à d'autres régions, la Lorraine a pris un retard que nous voulons rattraper. Notre souci est de réduire le nombre d'élèves sortants du système scolaire sans qualification. Face aux restructurations des filières professionnelles, à la baisse importante du budget de l'Éducation nationale, à la diminution importante des personnels de l'Éducation nationale dans notre académie, nous sommes contraints d'apporter une aide supplémentaire", ajoute Claudine Barthélémy.

Un million d'euros vont également être attribués à l'informatisation des lycées et un plan de 5 millions d'euros sur deux ans doit améliorer le cadre de vie des lycéens dans 73 établissements: toilettes, abris ou cours de récréation par exemple. Par ailleurs, le conseil régional poursuit sa politique de gratuité des manuels scolaires pour tous les lycéens et d'aide à l'acquisition du premier équipement professionnel (sécurité, outillage.), initiée suite au changement de majorité, à la rentrée 2004. 8,82 millions d'euros y sont consacrés cette année. Lycéens et étudiants devraient bénéficier d'une autre décision concernant les transports, les tarifs des TER (trains express régionaux) baissant de 40% au détail et de 10% sur les abonnements.

La Région apporte en outre une rallonge de 46,64% au PPI (programme prévisionnel d'investissements) arrêté pour 2004-2006 pour les lycées, ainsi qu'une rallonge de 30% au programme de travaux de maintenance pour la même période.

FORMATION : BUDGET EN HAUSSE DE 13,5%

Le budget pour la formation professionnelle et l'apprentissage est en hausse de 13,5%. L'apprentissage représente une enveloppe de 62,34 millions d'euros en AP, ce qui comprend les aides à l'hébergement mais pas les aides aux employeurs d'apprentis. Une enveloppe de 4,25 millions d'euros en AP est prévue pour améliorer les capacités d'hébergement des CFA (centres de formation d'apprentis) et pour créer un fonds social dans chaque CFA, permettant d'augmenter les aides individuelles aux apprentis. Les directeurs de CFA ont constaté des situations dramatiques", explique Hélène Bénabent, vice-présidente du conseil régional en charge de la formation continue.

En matière de formation professionnelle et continue, la Région financera prioritairement la formation des jeunes (apprentis ou jeunes en difficulté à la fin de leur scolarité) et des adultes demandeurs d'emploi aux niveaux CAP-BEP et bac. Pour ce public, 17 millions d'euros sont prévus. Une ligne nouvelle pour les nouveaux métiers (services aux personnes, culture, métiers d'art) est créée. La prise en charge de la rémunération des stagiaires non indemnisés par l'Assedic sera élargie, avec la création d'un fonds d'aide aux déplacements, à l'hébergement et à la garde d'enfants. Ce fonds est doté de 750 000 euros.

La ligne budgétaire affectée au financement des ateliers pédagogiques personnalisés (1,8 millions d'euros) est augmentée de 8% et les APP seront désormais ouverts aux jeunes dès leur sortie du système scolaire ; ils n'auront plus à attendre six mois. "C'est le rectorat qui conseillera tel ou tel jeune", précise Hélène Bénabent. En outre, un fonds d'aide à la professionnalisation des formateurs est créé, et abondé de 500 000 euros en AP.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE

En 2005, 11 millions d'euros de crédits de paiement (et 24,27 millions d'euros d'autorisations de programmes) sont dévolus à l'enseignement supérieur et à la recherche. Un budget en hausse, qui vise à "la reconnaissance internationale de Lorraine" et à "la lutte contre la précarité des étudiants". La Région soutient la mise en place du système LMD, s'engage à mieux diffuser l'information sur les formations, et soutient la mise en place de modules de formation pour lutter contre l'échec à l'université. Pour ces nouvelles lignes budgétaires, 805 000 euros en AP et 882 860 euros en CP sont prévus. Par ailleurs, 300 000 euros en AP (130 000 en CP) sont affectés à l'amélioration de la vie étudiante et 1,25 million d'euros en AP (881 935 en CP) à la mobilité étudiante. Enfin, 9,5 millions d'euros ont été attribués au transfert de l'ENIM (École nationale d'ingénieurs de Metz) du site du Saulcy, en centre-ville, vers le technopôle.

La Région accorde 3 millions d'euros en AP (1, 3 million CP) à la recherche. Elle consacre 2,36 millions d'euros en AP (1,49 million en CP) à "optimiser le système de transfert de technologies" et prévoit 1,5 million d'euros en AP (856 000 euros en CP) pour soutenir la création d'entreprises innovantes, via notamment la création d'un "fonds de pré-amorçage et amorçage pour les porteurs de projets à risque". Enfin, le conseil régional prépare actuellement des "Assises régionales de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation", une journée de réflexion qui aura lieu début juin.

(Sources : dépèches AFP et Est Républicain)

 

> Georges de la Tour et l'espagnol

Une nouvelle entrevue (14/02/05) entre une délégation de personnels du collège Georges-de-la-Tour et l'inspecteur d'académie, Raoul Darras, ne semble pas avoir permis de rapprocher les points de vue. L'administration maintient sa décision de supprimer l'enseignement de l'espagnol en première langue dès la rentrée prochaine, malgré l'avis contraire émis le 13 janvier par le conseil départemental de l'Education nationale, pour "anticiper" les événements.

"Cette mesure était présentée par le recteur comme une hypothèse d'accompagnement de la fermeture du collège, rapportent les professeurs de l'établissement. Dès lors que le préfet et le conseil général ont décidé de suspendre ce projet de fermeture, il ne nous semblait pas légitime de maintenir la suppression de cet enseignement."

Les opposants à la fermeture de "Georges" réfutent en tout cas l'argument de l'inspection académique selon laquelle le collège Georges-de-la-Tour et le collège Barbot ne formeraient qu'un seul et même "site". Les deux collèges, rappellent-ils, réunissaient 1 400 élèves en 1998, et en comptent encore 1 100 aujourd'hui. "De toute évidence, le potentiel de recrutement justifie toujours l'existence de deux établissements."

Alors même que le conseil général a admis la nécessité de revoir le dossier, la suppression de l'espagnol en 6e va entraîner une hémorragie des effectifs. Pour le personnel du collège, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un "sabotage", "malgré l'opposition unanime des parents et de la plupart des élus". Et les professeurs d'ajouter, pour s'en scandaliser: "Dans l'immédiat, ce sont les collèges privés qui profitent de ces annonces!"

Dans ce contexte, il faut absolument que les familles des élèves de CM2 désirant faire espagnol en 6e à Georges-de-la-Tour se manifestent. Tous les personnels sont persuadés qu'elles sont beaucoup plus nombreuses que l'inspecteur d'académie feint de le croire...

(Source : Républicain Lorrain)

 

> 10 mars : l'appel "éducation" à la grève

Le gouvernement continue à se montrer sourd aux revendications exprimées avec force par les personnels et les jeunes : les suppressions de postes se traduisent sur le terrain ; le gouvernement maintient son projet de loi d'orientation sur l'école qui va à l'encontre de la réussite de tous les jeunes et ignore les attentes et les revendications des personnels ; il poursuit les transferts des missions et des personnels ; il rejette les revendications salariales et maintient des décisions qui amputent encore plus le pouvoir d'achat.

Les fédérations FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation appellent donc les personnels à poursuivre leur action et à prolonger la mobilisation :

- contre les suppressions de postes qui compromettent l'avenir
- pour l'emploi et les salaires
- pour un service public d'éducation qui assure véritablement la réussite de tous, ce qui implique l'ouverture de véritables négociations pour une autre loi.

Sur ces bases, elles se prononcent pour tout mettre en oeuvre afin que l'ensemble des personnels de l'éducation participent activement le 10 mars à la grève et aux manifestations.

 

> Loi d'orientation : résumé des principales dispositions

Le projet comprend 62 articles et un rapport annexé qui n'a pas de valeur normative.

PRINCIPALES MESURES INCLUSES DANS LES ARTICLES

1/ Mesures d'ordre général :

- Maîtrise d'un "socle commun de connaissances et de compétences" à acquérir par les élèves au cours de la scolarité obligatoire. Ce socle comprend la maîtrise de la langue française, des principaux éléments de mathématiques, d'une culture humaniste et scientifique, la pratique d'au moins une langue étrangère, la maîtrise des techniques de l'information et de la communication.
- Multiplication et majoration des "bourses au mérite" pour les bons élèves en difficulté sociale.
- Création d'un Haut Conseil de l'Education.
- Mise en place de programmes personnalisés de réussite scolaire pour prévenir l'échec scolaire.
- Création d'un "conseil pédagogique" dans chaque établissement comprenant des enseignants de toutes les disciplines.
- Rénovation de la formation initiale et continue des enseignants, modification du statut des Instituts de formation des maîtres (IUFM), rattachés aux universités.
- Organisation d'un enseignement à distance.

2/ Enseignement du premier degré :

- Apprentissage obligatoire de "la Marseillaise".
- Initiation aux arts plastiques et musicaux et première approche d'une langue étrangère.

3/ Enseignement du second degré :

- La délivrance de diplôme peut tenir compte, éventuellement en les combinant, des résultats des examens terminaux, des contrôles continus, des contrôles en cours de formation et de la validation des acquis de l'expérience.
- Institution d'un nouveau brevet remanié en fin de 3e avec une épreuve d'éducation physique obligatoire et une note de vie scolaire.
- Modification du système de remplacement des enseignants absents pour les congés de courte durée avec imposition de remplacements en "interne" par l'équipe de l'établissement en heures supplémentaires (72 heures par an).
- En seconde, la deuxième langue vivante fait partie du tronc commun.


PRINCIPALES ORIENTATIONS DU RAPPORT ANNEXE:

- L'objectif du système éducatif est de "garantir que 100% des élèves aient acquis un diplôme ou une qualification reconnus, d'assurer que 80% d'une classe d'âge accède au niveau du bac et de conduire 50% d'une classe d'âge à un diplôme de l'enseignement supérieur".
- Programmation pluriannuelle des recrutements d'enseignants, d'infirmiers de 2006 à 2010.
- Définition d'un projet d'établissement.
- Enseignement du fait religieux et éducation à l'environnement pour un développement durable.
- La médecine scolaire et l'assistance sociale font partie des missions de l'Etat.
- Option de découverte professionnelle en 3ème.
- Multiplication par cinq sur cinq ans des classes-relais réservées aux élèves en rupture avec le système scolaire (de 300 actuellement à 1.500).
- Programmation pluriannuelle (2006-2008) des mesures de soutien scolaire et des bourses au mérite.
- Promotion de l'égalité des sexes et encouragement des filles à s'insrire dans des filières techniques et scientifiques.
- Un élève "en situation de handicap" peut poursuivre ses études après 16 ans.
- Instauration d'un "projet éducatif" dans les ZEP pour coordonner les politiques publiques.

(Source : dépèche AFP)

 

> Loi d'orientation : les modifications votées par l'Assemblée

Les députés ont maintenu les principales dispositions de la loi Fillon. Du fait de la procédure d'urgence, le texte ne bénéficiera pas d'une seconde lecture et a été adopté par l'Assemblée le 2 mars.

Les députés ont ajouté trois dispositions :
- En premier lieu, l'article 15bis de la loi établit l'apprentissage de la Marseillaise à l'école. Il s'agit de favoriser "l'assimilation des populations extérieures venues sur le territoire national", une question sérieuse qui mériterait peut-être des élus du peuple une réponse un peu plus complexe...
- Deuxième ajout : l'enseignement du fait religieux : il fera partie des obligations de l'Ecole. Les députés ont estimé que sa place actuelle dans les programmes est insuffisante.
- Troisième apport : une série de mesures qui privilégient systématiquement l'apprentissage par rapport à l'enseignement professionnel.

Les députés ont maintenu les principaux points du texte :
- Le CIRE est simplement rebaptisé "programme personnalisé de réussite scolaire".
- Le brevet intègre une épreuve d'EPS ("oubliée" dans le texte précédent) et garde sa "note de vie scolaire".
- L'article 16 garde toujours la possibilité du contrôle continu au bac. Il inclura une évaluation du B2i.
- Sur le plan professionnel, le projet de loi ouvre la voie à la suppression des décharges horaires (heures de première chaire, de laboratoire, etc.) : "le fondement des décharges spécifiques désormais non justifiées devra être réexaminé".
- En lycée, il prévoit la réduction des horaires et la suppression de toutes les heures dédoublées à l'exception des langues en terminale.

Les revendications des grévistes et des manifestants n'ont pas été entendues...

Ludovic CORNOLTI

 

> Nilvange : vote contre la fermeture du collège

Les habitants de Nilvange (Moselle) ont voté à plus de 99% pour le maintien d'un collège de la commune, menacé de fermeture à la rentrée prochaine, à l'occasion d'un référendum organisé samedi et dimanche, a-t-on appris lundi auprès de parents d'élèves.

Le référendum, organisé avec le soutien de la municipalité par un collectif pour le maintien du collège Jules-Ferry de Nilvange, a réuni 1.640 votants sur les 4.105 inscrits sur les listes électorales de la commune, a déclaré à l'AFP le porte-parole du collectif, Jean-Luc d'Aversi.

"Sur les 1.640 votants, 1.634 se sont exprimés pour le maintien du collège et dix contre" a-t-il indiqué.

En organisant ce référendum, le collectif composé de parents, d'enseignants et d'élèves du collège entendait faire pression sur le conseil général de la Moselle qui doit prochainement se prononcer sur la question de la fermeture du collège prévue par l'Inspection académique.

Le collectif entamait par ailleurs, lundi matin, son 22e jour d'occupation du collège alors que les cours reprenaient après deux semaines de vacances d'hiver, selon la même source.

(Source : Est Républicain)

 

> La FCPE appelle à une journée "école morte" le 10 mars

La FCPE, principale fédération de parents d'élèves a appelé lundi à une journée "école morte" le 10 mars, journée interprofessionnelle de grève et de manifestations des salariés du public et du privé sur les salaires, l'emploi et le temps de travail.

La FCPE a demandé dans un communiqué à "tous les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école le jeudi 10 mars et de manifester ce jour-là".

Elle a estimé que "la prochaine rentrée sera catastrophique pour les conditions de travail de nos enfants", citant "le recul de la scolarisation en maternelle" pour les enfants de moins de 3 ans, "les nombreuses fermetures de classe y compris dans les zones d'éducation prioritaire et les zones rurales" en primaire ou encore la fermeture de collèges dans certaines départements.

"Les lycées payent un lourd tribut: de nombreuses options disparaissent dans la plupart des lycées, les travaux personnels encadrés (...), des filières professionnelles et technologiques sont rayés de la carte, le choix des élèves sera limité, leurs conditions d'études dégradées, des lycées ruraux et même urbains sont mis en péril", a ajouté la FCPE.

Critiquant la simultanéité de ces mesures avec le débat parlementaire sur le projet de loi Fillon, "dont l'objectif essentiel est de justifier de nouvelles restrictions budgétaires pour l'école publique", la FCPE a jugé que, "devant la gravité de la situation", le gouvernement "reste sourd".

Denis JEANJACQUOT

 

> 10 mars : les différents appels à la grève

Voici les principaux appels à la grève et à manifester lancés par les organisations syndicales pour le jeudi 10 mars, recensés mardi par l'AFP:

- Confédérations : les confédérations CGT, CFDT, FO, CFTC ainsi que les organisations syndicales UNSA et Solidaires, appellent les salariés du privé et du public à des arrêts de travail et à des manifestations interprofessionnelles, pour des revendications portant sur les salaires, l'emploi, la défense des 35 heures.

- SNCF : les syndicats CGT, FO et SUD Rail, représentant plus de la moitié des cheminots, appellent à une grève de 24H, du mercredi 9 mars 20H00 au vendredi 11 mars 08H00

- Education nationale : l'intersyndicale de l'enseignement - FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, Unsa - appelle à la grève et à des manifestations, notamment contre les suppressions de postes et pour l'ouverture de négociations destinées à obtenir "une autre loi" sur l'école.

La FCPE, principale fédération de parents d'élèves, appelle à une journée "école morte"

- Fonctionnaires : les fédérations CGT, FO, FSU, UNSA et CFTC de la Fonction publique appellent à la grève et aux manifestations, notamment pour dénoncer la perte de pouvoir d'achat dans le secteur, les suppressions de postes et la défense des services publics

- La Poste et France Télécom : les fédérations CGT, SUD, FO et CFTC appellent à une grève de 24H et à des manifestations, sur les mots d'ordre confédéraux mais également pour dénoncer les restructurations en cours dans les deux secteurs. La fédération CFDT appelle pour l'instant à "la mobilisation"

- Métallurgie : la fédération CGT appelle à la grève et s'est fixé comme objectif de faire descendre dans la rue 140.000 "métallos"

- EDF-GDF : appel à une grève de 24H de la fédération FO Energie

- Défense : la fédération CGT appelle les salariés à participer aux arrêts de travail et aux manifestations, contre les restructurations en cours dans le secteur.

(Source : dépèche AFP)

This page is powered by Blogger. Isn't yours?